N23 — Indépendance et arbres
L’indépendance donne un critère pour simplifier certains calculs de probabilités. On apprend à la reconnaître, à la tester et à l’utiliser dans des arbres ou des tableaux. Les situations demandent de rester attentif au sens des événements.
Objectifs
- Tester l’indépendance de deux événements.
- Utiliser un arbre de probabilités de façon structurée.
- Interpréter les résultats dans le contexte.
Documents
- Cours N23 — Indépendance et arbres
- TD N23 — Indépendance et arbres
- Automatismes N23 — Indépendance et arbres
Notions essentielles
Deux événements A et B (avec P(A)>0) sont indépendants lorsque P_A(B)=P(B) : savoir que A est réalisé ne change pas la probabilité de B. Critère pratique : A et B sont indépendants si et seulement si P(A∩B) = P(A)×P(B).
Deux événements indépendants ne sont pas incompatibles : ce sont deux notions différentes. Si A et B sont indépendants, alors A et B̄ le sont aussi (de même pour Ā et B, Ā et B̄).
Une succession d'épreuves est indépendante lorsque le résultat de l'une ne modifie pas le modèle probabiliste des suivantes : dans l'arbre, les sous-arbres d'une même épreuve sont identiques. Avec remise, l'indépendance est souvent un modèle adapté ; sans remise, généralement pas.
Dans une répétition indépendante de n épreuves de Bernoulli de paramètre p, un chemin avec k succès a pour probabilité p^k×(1-p)^(n-k), et P(au moins un succès) = 1-(1-p)^n.
Exemple
Si P(A)=0,4, P(B)=0,3 et P(A∩B)=0,12 :
P(A)×P(B) = 0,4×0,3 = 0,12 = P(A∩B), donc A et B sont indépendants.
Voir aussi
- PRÉREQUIS : N22 (Les probabilités conditionnelles donnent les formules.)